ORANGE en passe de vendre sa filiale GLOBECAST à VERDUSO

Recentrage sur son cœur de métier historique ou vente destinée à faire gonfler le dividende d’ici 2028 comme promis dans le plan stratégique antisocial de Christel Heydemann : Trust the Future ?
Après Orange Studios et Orange CineSeries, le groupe continue de se retirer du secteur des médias. Là encore ce sont 470 salarié.es concerné.es, dont 220 en France (45 fonctionnaires) et 185 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier.La filiale déficitaire qui constitue un poids mort pour le Groupe doit être vendue pour rassurer les actionnaires qui attendent une croissance du dividende à hauteur de 0,85 euros pour 2028.Comme il est de coutume depuis l’arrivée de la nouvelle Directrice Générale de jeter le bébé avec l’eau du bain, peu importe que le réseau Globecast soit constitué de stations satellites terrestres, de fibres, de clouds, de centres de diffusion et soit une chaîne complète de transport de diffusion audiovisuelle mondiale. Ce réseau est interconnecté avec des infrastructures ultra-sensibles (armée) et sa vente à un fonds d’investissement privé pose des questions évidentes de sécurité.
Ce carve-out boursier, autorisé par l’état actionnaire majoritaire, risque donc de s’avérer compliqué du fait de l’intégration actuelle de Globecast dans un fonctionnement d’ensemble dont elle va être coupée à cause de la cession : locaux, infrastructures, personnel, système d’information, etc.
Pour SUD, il ne s’agit pas ici d’une question de recentrage stratégique mais de faire entrer du cash uniquement pour les actionnaires. Cette cession n’est pas neutre car ce sont des compétences techniques pointues, un savoir-faire historique dans la diffusion qui vont être perdus.
Orange va perdre une brique stratégique et dépendre davantage de prestataires externes.En effet, C.Heydemann a, comme ses prédécesseurs, décidé de ne plus investir dansla recherche et l’innovation.
Concernant le personnel, il sera la principale victime de cette restructuration car dans chaque reprise on sait qu’il y a des suppressions de postes et un risque d’aggravation des conditions de travail : l’objectif étant à court terme d’augmenter la rentabilité et de réduire les coûts.