
Le 9 septembre dernier, la présidente a fait son traditionnel discours de rentrée à Lyon. Elle en a profité pour saluer les excellents résultats des zones Amea et Europe… oubliant au passage de mentionner la France ! Il faudra l’arrivée de Jérôme Henique pour qu’elle se rappelle l’existence d’Orange France et de ses salariés et parle enfin, dans un rire gêné, des (très bons) résultats nationaux.
Parmi les nombreuses actualités évoquées, c’est bien le projet de reprise de SFR par un consortium composé de Bouygues, Illiad (Free)et donc Orange, qui a été le plus largement développé.
Malgré les difficultés inhérentes à ce dossier (compatibilités techniques, matériel, SI…), le cout énorme (plus de 5 milliards pour 27% d’un groupe dont le CA dégringole d’année en année) et l’incertitude d’obtenir un accord des autorités de régulation, le sort de SFR semble écrit. Si nos dirigeants se veulent rassurant sur la logique économique de cette opération, l’avenir des salariés d’Altice France, lui,parait bien sombre. Et ça n’est pas le malheureux lapsus de Jérôme Hénique, parlant des salariés des 40 boutiques de SFR qu’Orange récupèrera dans la filiale Orange Store qui pourra les rassurer : « Il faudra (les)fermer, euh former » !
Comme, en général, les opérateurs implantent leurs boutiques à proximité les unes des autres, Il y a fort à parier que ces agences fassent doublon avec les nôtres ! Pour les quelques milliers d’autres salariés du groupe d’Altice France, pas un mot !
C.Heydeman est ensuite revenue sur les évènements climatiques de l’été et a tenu à mettre à l’honneur les équipes intervenues sur place pour dépanner les réseaux endommagés par les incendies. Elle a aussi rendu hommage aux pompiers et pompiers volontaires, dont certains travaillent dans l’entreprise. Si ces éloges sont entièrement mérités, les intervenants de l’entreprise n’ont pu s’empêcher d’en profiter pour glisser, l’air de rien, que ce fut l’occasion de placer des offres satellites. Le dévouement et la compassion c’est bien joli mais il ne faut pas oublier l’essentiel, le business !
Notre dirigeante a aussi confirmé son ambition de développer les capacitaires de nos data center existant via une co-entreprise détenue à 50% par le groupe Néo-Zélandais Morrison, l’objectif étant de partager les couts des investissements (3 milliards d’euros) et profiter de l’expérience de ce groupe. Alors qu’elle était interrogée sur la perte de contrôle d’Orange dans cette future entité et les conséquences en matière de RSE, en particulier l’impact environnemental, elle a longuement répondu sur le premier point, sans convaincre, mais elle a occulté le second.
Les priorités de la direction sont claires : faire croitre le chiffre d’affaires et la marge à tout prix !
Pour SUD, il est impératif de remettre les hommes et les femmes ainsi que préservation environnementale au cœur la stratégie de groupe.
Ainsi SUD exige :
- Le remplacement de chaque départ.
- L’internalisation des activités sous-traitantes.
- La réelle prise en compte des impacts environnementaux et humains de chaque projet de l’entreprise.
- La réouverture des NAO